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Fausse question. Parker, le héros récurrent de Richard Stark alias Donald Westlake, n’est pas un gentleman, et n’a jamais prétendu l’être. « Dernier des indépendants », il mène sans vie comme il l’entend et s’associe avec qui il veut…ou qui il peut. Le choix est parfois restreint.

Ce sera le cas dans Breakout. Parker se fait arrêter d’entrée de jeu, et se retrouve en détention provisoire, dans une taule très quelconque. Son problème est double : d’abord, il est pressé (comme tout bon travailleur freelance, il a des délais), et ensuite, un flic local plutôt malin s’est mis en tête de découvrir sa véritable identité – et donc son véritable casier judiciaire. Parker s’associe donc avec des codétenus pour sortir. Ceux-ci acceptent, à une condition : une fois l’évasion réussie, Parker devra les aider à entrer. Dans une bijouterie, le Fort Alamo local.

Impossible de raconter la suite. Donald Westlake, auteur hilarant, revêt ici le masque du chirurgien. Aucune erreur n’est permise. Le traducteur subit cette tension, cette pression infligée à Parker. Dans cet univers d’effraction suisse, il faut tout voir, tout peser, tout transcrire. En français, langue bien plus bavarde que l’anglais.

A paraître chez Rivages Noirs.

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