chaplin.jpg

« J’étais adossé à la pierre tombale d’un certain Samuel Sidney Talevest. La nuit était tombée et dans le froid, quelque part, un homme me cherchait avec sa torche électrique, mon arme au poing.
Son plan était simple : me tuer et prendre ce que j’avais dans la poche. Le mien l’était aussi : rester en vie. Il y aurait forcément un malheureux dans l’histoire. »

Toby Peters, le détective des stars, reprend du service ; le livre s’ouvre de manière fracassante, comme souvent. Pourtant, la star qui contacte notre héros au début de l’histoire n’a rien de bien surprenant à lui apprendre : un inconnu vient de le menacer. Or, la star, c’est Charlie Chaplin, habitué à être une cible aux Etats-Unis en raison de ses opinions politiques ; les racines du maccarthysme. Non, c’est plutôt la teneur de la menace qui est étonnante. Chaplin ne doit pas approcher une personne… dont il n’a jamais entendu parler. Toby relève le défi, acceptant comme toujours l’aide de ses amis le catcheur poète et le nain traducteur (le plus beau métier du monde). Tout cela pour se retrouver, bien des péripéties plus tard, poursuivi dans un cimetière.

–La forme est indissociable du fond (oui, comme toujours, certes). L’interprète se laisse porter par l’humour et le regard de l’auteur, qui réussit l’exploit de rendre crédibles et aimables des personnages parfaitement délirants. Kaminsky, déconneur à froid -ce sont souvent les meilleurs- ou observateur de la nature humaine ? Quoi qu’il en soit, c’est aussi un érudit, qui nous plonge dans une immense bulle d’années 40. Le travail de recherche (cinéma, musique) se doit d’être précis…

Chez Rivages.

Publicités