club-vesuve.jpg

« Nous étions à mi-chemin entre le poisson et le pudding. Au moment où Supple ouvrait la bouche pour commencer une nouvelle et interminable histoire, je fis ce qu’il fallait faire et le tuai.

Une tache s’élargit sur son plastron blanc, pareille à des pétales de coquelicot surgissant de la neige. Comme mon carnet de croquis me manquait ! Il y avait là une orgie de nuances pourpres. » *

Une orgie de nuances pourpres.

Ainsi peut-on résumer la vie de Lucifer Box : dandy, peintre, et assassin. Mais le très wildien M. Box récuserait sans doute cette appellation. Lucifer Box n’est pas un tueur, c’est un agent secret au service de Sa Gracieuse Majesté, le prince Edouard. La peinture, les dîners mondains (ou semi-mondains…) ne sont qu’une couverture.

Alors, quand les plus grands scientifiques de l’Empire se mettent à disparaître – mais pas leurs cercueils – et qu’un trafic mystérieux semble les relier à Naples, Lucifer Box n’hésite plus. En outre, une dame a disparu, dans des circonstances propres à étonner Sherlock Holmes en personne.

Sur place, Lucifer fait rapidement la connaissance de Charlie Jackpot, un jeune domestique déluré – à tous points de vue – en compagnie duquel, de bouges grandiloquents en tunnels méphitiques, il devra lutter contre le plan infernal du Vesuvius Club.

 

The Vesuvius Club mêle l’humour à la noirceur ; son narrateur et personnage principal, aussi amoral qu’esthète, mélange de James Bond et de Dorian Gray, nous dépeint un monde édouardien et souterrain, peuplés de pseudo-ducs, de savants fous et de meurtrières à voilette. Le style aussi enlevé qu’efficace, entraîne le lecteur dans des aventures échevelées, mais toujours en monocle et haut-de-forme…

Chez Simon & Schuster. L’auteur, Mark Gatiss, a collaboré à la Ligue des gentlemen extraordinaires. The Vesuvius Club est en VO et pour l’instant, libre de droits. Il ne manque qu’un éditeur, le traducteur étant tout trouvé…

*Trad. Emmanuel Pailler

Publicités